Cache-cache avec le diable, de Patricia Wentworth

Schizophrénie du traducteur : alors que je relisais et corrigeais ma précédente traduction : “Quand l’amour est là, Dieu est là”, de Mère Teresa, je commençais la suivante “Cache-cache avec le diable”…

Dieu le matin, le diable l’après-midi, il y a tout de même certaines préséances à respecter.

En fait, rien de très diabolique dans ce sympathique roman de Patricia Wentworth, un inédit de 1934, sorti chez 10/18 dans la collection Grands Détectives le 16 février 2012.

Sarah Trent, engagée pour tenir compagnie à une orpheline – et riche héritière –  de 17 ans, découvre bien vite que ses tâches ne se limitent pas à jouer au tennis et se promener dans le jardin d’un joli manoir anglais. Les accidents se succèdent. Quelqu’un veut tuer la jeune Lucilla. A moins qu’elle ne sombre dans la folie ?

Les jeux les plus anodins se transforment en pièges mortels. Sarah et Lucilla s’engagent alors dans une macabre partie de cache-cache dans le noir…

Et comme on est en Angleterre, un seul impératif : même lorsque l’on a frôlé la mort, il faut rentrer  à l’heure pour le thé !

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Quand l’amour est là, Dieu est là

Deuxième ouvrage “de” Mère Teresa traduit en collaboration avec Cécile Deniard, pour les éditions Desclée de Brouwer, qui ont racheté Lethielleux (premier éditeur de Viens, sois ma Lumière) :

Il s’agit cette fois d’un recueil de citations, d’enseignements, de conseils et de maximes de Mère Teresa, établi et préfacé par le Père Brian Kolodiejchuk, m.c. La traduction, effectuée dans des délais serrés, fut encore une fois une expérience très formatrice pour moi qui traduis surtout de la fiction habituellement. Les échanges entre nous et avec les personnes qui nous ont relues, en particulier les religieuses du Centre Mère Teresa, ont été très fructueux.

Un exemple tout simple de difficulté de traduction : le titre, tout simple : “Where there is love, there is God“, qui évoque lui-même l’expression latine “Ubi caritas et amor, Deus ibi est“. Nous avons hésité entre : “Où il y a l’amour, il y a Dieu“,  qui avait le mérite d’être littéral et de conserver le même balancement qu’en anglais mais qui pouvait sembler lourd. Ou bien “Là où est l’amour, Dieu est présent“, plus élégant mais moins fidèle. Nous avons fini par choisir “Quand l’amour est là, Dieu est là“, qui permet de conserver le balancement de la phrase originale, sans lourdeur.

La quatrième :

A sa manière, Quand l’amour est là, Dieu est là constitue la suite de Viens, sois ma lumière, livre qui a révélé l’aspect caché de la vie de Mère Teresa, sa fidélité à Dieu en dépit de la nuit de la foi ou du découragement.

Ces textes inédits offrent le meilleur du message de Mère Teresa sur de grandes questions de la vie, questions qui se posent de manière particulièrement aiguë à notre époque. En relation constante avec des gens d’origines et de milieux divers, Mère Teresa n’était étrangère à aucune situation humaine. En quête d’une paix et d’un bonheur véritables, elle édifia ses contemporains par la sincérité de son discours et plus encore par l’authenticité de son existence.

Si dans Viens, sois Ma Lumière, elle nous apparaissait plutôt comme un exemple et un modèle, ici son rôle est principalement celui d’un pédagogue et d’un guide. Par ses conseils pratiques et opportuns, Mère Teresa nous met sur le chemin d’une union plus intime avec Dieu et d’un plus grand amour pour nos frères et soeurs. Des paroles de sagesse pour rendre notre monde un peu plus accueillant, plus attentif à chacun.

Quand l’amour est là, Dieu est là : Pour cheminer vers une union plus intime avec Dieu et un plus grand amour des autres
Editions DDB Parole et Silence
Collection L’aventure spirituelle
Mère Teresa de Calcutta
Préface : Brian Kolodiejchuk
Traduit de l’anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet
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Une mariée en cavale : sortie le 6 juillet

Georgeanne Howard, une “Belle du Sud” complexée par l’échec scolaire et que l’on a éduquée pour être la parfaite épouse et maîtresse de maison s’apprête à se marier avec Virgil Duffy, le richissime (et très vieux) propriétaire de l’équipe de hockey de Seattle. A quelques minutes de la cérémonie, prise de panique, elle s’enfuit avec John, qui s’avère être un des hockeyeurs de son mari. Ils vont passer ensemble une nuit qui changera leur vie à jamais…

Je ne vais pas tout raconter, vous vous doutez qu’il y aura moult péripéties et obstacles à leur amour…

Un roman typiquement américain, parfait pour la plage, léger, avec des personnages attachants.

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Expo Kubrick à la cinémathèque

J’ai redécouvert Kubrick en traduisant des textes du catalogue de cette exposition, à découvrir sur le site de la cinémathèque et qui aura lieu du 23 mars 2011 au 31 juillet 2011.

Accompagnée d’une rétrospective intégrale, cette exposition crée par le Deutsches Filmmuseum de Francfort en 2004 s’appuie sur les archives personnelles du cinéaste.

 

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Clive Cussler, un maître du techno-thriller

Si vous aimez Tom Clancy, vous avez probablement entendu parler de Clive Cussler, l’un de ses disciples, et père du héros récurrent Dirk Pitt, qui sauve le monde de l’apocalypse à chaque roman, avec nonchalance, humour et patriotisme. Américanophobes, s’abstenir !

Mini-biographie :
Clive Cussler est l’auteur de nombreux romans dont, chez Grasset, Sahara, L’or des Incas, Dragon, Atlantide, Walhalla et dernièrement Glace de feu, avec Paul Kemprecos. Découvreur de nombreuses épaves, il est membre de la Société géographique royale de Londres, du Club des explorateurs de New York et préside l’Agence nationale maritime et sous-marine (NUMA).

J’ai traduit quatre romans de ce prolifique auteur :

Dans la série Dirk Pitt :

Le trésor du Khan

Tout commence en Russie, sur le lac Baïkal, lorsqu’un pétrolier évite de justesse d’être englouti par une vague monstrueuse. Catastrophe naturelle ? Rien n’est moins sûr – d’autant que l’équipage est bientôt kidnappé, et que le navire sur lequel se trouve Dirk Pitt manque à son tour d’être coulé. L’enquête nous conduit en Mongolie, où un mystérieux magnat du pétrole est prêt à tout pour rétablir la gloire de son aïeul, un conquérant dont l’empire dépassait en son temps celui d’Alexandre le Grand. Au cœur de ses grandioses et sinistres desseins : un secret jalousement gardé depuis la nuit des temps, et qui pourrait bien changer la face du monde. Des lacs gelés de la Sibérie aux déserts brûlants du nord de la Chine, Dirk Pitt découvre une série d’indices qui le mèneront sur les traces d’un trésor fantastique. Mais pour l’atteindre, il devra faire face à bien des périls et arrêter le descendant de Gengis Khan, avant qu’il ne soit trop tard. Porté par un rythme haletant et une imagination extraordinaire, Le Trésor du Khan prouve une fois de plus qu’en matière de romans d’aventures, nul ne peut surpasser Clive Cussler.

Dans la série Oregon Files

Bouddha

La statue en or du Bouddha, volée au Dalaï-Lama pendant un voyage, est vendue lors d’enchères clandestines à Genève. Deux marchands d’art s’affrontent à cette occasion, le Britannique Spenser, qui représente un milliardaire asiatique, Stanley Ho, et l’Américain Talbot, qui représente un milliardaire de la Silicon Valley. Spenser remporte la statue pour deux cents millions de dollars… Il fait exécuter une réplique pour son client, et cache le vrai Bouddha dans un temple à Macao, afin de le revendre au milliardaire américain client de Talbot. Il y a maintenant deux statues, une vraie, qui contient un tiroir secret où sont cachés des documents donnant la localisation de très importants gisements de pétrole au Tibet, et une fausse, détenue par le milliardaire asiatique. La Corporation est une équipe de mercenaires, tous experts, et entraînés pour des missions de terrain sous l’autorité de Juan Cabrillo. Elle s’offre le luxe de n’accepter que les missions qui lui semblent acceptable idéologiquement et se cache avec un équipement technologique de très haut niveau dans un cargo d’apparence délabrée, l’Oregon. La Corporation a cette fois-ci pour mission de restituer le Bouddha au Dalaï-Lama et d’aider les Tibétains a gagner leur indépendance…

et Pierre Sacrée

Protéger l’émir du Qatar pendant le Sommet pour la Paix des pays arabes à Reykjavik : la mission s’annonce plutôt tranquille pour les agents secrets de la Corporation. Mais l’interception d’un message annonçant la découverte d’une météorite aux propriétés dangereuses donne une tout autre tournure aux événements. Cette mystérieuse pierre noire attise autant les convoitises des terroristes islamistes que celles d’un puissant industriel américain. Des Etats-Unis à l’Arabie Saoudite, en passant par Londres, l’Ecosse, Israël et le Groenland, pour sauver des millions de vies et empêcher la destruction de deux villes symboles, les hommes de la Corporation vont devoir affronter le spectre du terrorisme sous toutes ses formes, des plus terrifiantes aux plus inattendues…

Dans la série NUMA Files, dont le héros est Kurt Austin (pour qui j’ai un petit faible) parce qu’il se prend moins au sérieux que Dirk Pitt.

A la recherche de la Cité Perdue

Présentation de l’éditeur

Kurt Austin, chef des opérations spéciales de la NUMA, en mission de routine dans un glacier alpin, retrouve l’épave d’un avion de la Première Guerre mondiale et un casque couvert d’inscriptions mystérieuses… Bientôt, les événements énigmatiques et inquiétants se succèdent. En Grèce, le scientifique Angus MacLean est kidnappé alors qu’il cherchait à s’enfuir après la mort suspecte de tous les chercheurs de son équipe. Sur les îles Orcades, au large de l’Ecosse, des concurrents d’un jeu télévisé sont victimes de créatures mutantes. Dans les profondeurs de l’océan Arctique, les ingénieurs et biologistes marins Paul et Gamay Trout découvrent une nouvelle algue qui pourrait décupler l’espérance de vie de l’humanité… ou assécher les océans du monde entier. L’équipe de la NUMA est, plus que jamais, entraînée dans une aventure palpitante aux enjeux décisifs pour notre planète.


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Assises de la Traduction Littéraire en Arles

Me voilà partie pour des Assises qui s’annoncent passionnantes cette année encore. Le thème, Traduire la  correspondance, avec comme invitée d’honneur (forcément cette année), la Russie.

5-6-7 novembre 2010
Traduire la correspondance

VENDREDI 5 NOVEMBRE
15h
(Chapelle du Méjan)
Ouverture des Assises
Hervé Schiavetti, maire d’Arles
Michel Vauzelle, président du conseil régional PACA,
Hélène Henry, présidente d’ATLAS

15h30
Conférence inaugurale :
Je est-il moi ou un autre ?
par Marina Yaguello

16h30
Traduire l’épistolaire
Table ronde animée par Christine Raguet
avec, Elena Balzamo (Strindberg), Anne Coldefy-Faucard (Dostoievski),
Bernard Lortholary (Mozart), Françoise du Sorbier (Lady Montaigu)

18h
Lettres et le divan : inauguration

18h30
Rencontre au Collège avec les jeunes traducteurs
animée par Jörn Cambreleng et Cécile Déniard

20h30
DÎNER DES TRADUCTEURS (sur invitation)

SAMEDI 6 NOVEMBRE

9h 30-11 h
Deux Suds
Croissants littéraires (lectures bilingues)

9h30- 11h
CITL
Rencontre Russie : deux écrivains avec leur traducteur
Iouri Bouida avec Sophie Benech, Vladimir Sorokine avec Anne Coldefy-Faucard

10h30-12h30
(Espace Van Gogh)
Ateliers de traduction
Allemand : Stéphane Michaud
Anglais : Claude Demanuelli
Chinois : Sylvie Gentil
Russe : Nadine Dubourvieux

15h-16H
(Méjan)
Conférence par Vera Miltchina
Épistoliers russes en langue française

14H-16H30
Parcours-lecture dans Arles

16h30
Traduire Les Liaisons dangereuses
Table ronde animée par Laure Depretto
avec
Cinzia Bigliosi (italien), Helen Constantine (anglais GB),
Wolfgang Tschöke (allemand)

18h30
Proclamation des prix
Remise des prix du concours ATLAS junior
Prix Amédée Pichot de la ville d’Arles
Prix Halpérine-Kaminsky (SGDL)
Prix de traduction poétique Nelly-Sachs (s.r.)

20h30-21h30
Pasternak, Lettres à Evguénia,
Lecture par Didier Bezace
traduction Sophie Benech, conception Hélène Henry et Didier Bezace

DIMANCHE 7 NOVEMBRE

9h-10h30
(Espace Van Gogh)
Ateliers de traduction

Anglais, littérature jeunesse : Laurence Kiéfé
Espagnol : André Gabastou
Italien : Chantal Moiroud
Atelier d’écriture : François Beaune
11h

(Chapelle du Méjan)
Table ronde ATLF :
Formations à la traduction littéraire: où allons-nous ?

animée par Olivier Mannoni
avec la participation de
Véronique Béghain, Jacqueline Carnaud, Anne Damour,
Sandrine Detienne, Valérie Julia

14h30
(Chapelle du Méjan)
Clôture
Carte Blanche à Frédéric Jacques Temple

Le site d’Atlas

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Chick-lit’

Saviez-vous qu’en France, il se vend un Harlequin toutes les trois secondes ? Plus de 800 titres publiés en 2007 par exemple et plus de 10 millions d’ouvrages vendus !

La traduction de ce type d’ouvrage nécessite un travail d’adaptation et de réécriture qui me plaisent beaucoup. Resserrer le style, être plus économe que la v.o (canadienne, australienne ou américaine le plus souvent), éviter les répétitions et les lourdeurs, c’est un vrai travail sur la langue, certes dans un cadre très formaté, mais que je trouve intéressant.

Quelques titres que j’ai traduits :  Un célibataire irrésistible, Un si séduisant patron, Un père pour son bébé, L’espoir secret de Kyle, le meilleur des pères, Un bébé au ranch, (Oui, il y a une collection “Famille tendresse” !) et La fiancée des sables.

Et comme il n’y a pas que Harlequin dans la littérature sentimentale, je travaille aussi pour J’ai Lu, qui vient de relancer sa collection “romance d’aujourd’hui”.

Je termine actuellement mon deuxième Rachel Gibson, une histoire d’amour pétillante sur fond de hockey, qui s’intitule Simply irresistible. Il s’agit de son premier roman, mais le premier qui sera publié en France est Not another bad date (titre français pas encore arrêté, pas si facile de trouver un équivalent, avec ce mot “date” qui est un casse-tête pour tous les traducteurs), et qui sortira en janvier.

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