Quand l’amour est là, Dieu est là

Deuxième ouvrage “de” Mère Teresa traduit en collaboration avec Cécile Deniard, pour les éditions Desclée de Brouwer, qui ont racheté Lethielleux (premier éditeur de Viens, sois ma Lumière) :

Il s’agit cette fois d’un recueil de citations, d’enseignements, de conseils et de maximes de Mère Teresa, établi et préfacé par le Père Brian Kolodiejchuk, m.c. La traduction, effectuée dans des délais serrés, fut encore une fois une expérience très formatrice pour moi qui traduis surtout de la fiction habituellement. Les échanges entre nous et avec les personnes qui nous ont relues, en particulier les religieuses du Centre Mère Teresa, ont été très fructueux.

Un exemple tout simple de difficulté de traduction : le titre, tout simple : “Where there is love, there is God“, qui évoque lui-même l’expression latine “Ubi caritas et amor, Deus ibi est“. Nous avons hésité entre : “Où il y a l’amour, il y a Dieu“,  qui avait le mérite d’être littéral et de conserver le même balancement qu’en anglais mais qui pouvait sembler lourd. Ou bien “Là où est l’amour, Dieu est présent“, plus élégant mais moins fidèle. Nous avons fini par choisir “Quand l’amour est là, Dieu est là“, qui permet de conserver le balancement de la phrase originale, sans lourdeur.

La quatrième :

A sa manière, Quand l’amour est là, Dieu est là constitue la suite de Viens, sois ma lumière, livre qui a révélé l’aspect caché de la vie de Mère Teresa, sa fidélité à Dieu en dépit de la nuit de la foi ou du découragement.

Ces textes inédits offrent le meilleur du message de Mère Teresa sur de grandes questions de la vie, questions qui se posent de manière particulièrement aiguë à notre époque. En relation constante avec des gens d’origines et de milieux divers, Mère Teresa n’était étrangère à aucune situation humaine. En quête d’une paix et d’un bonheur véritables, elle édifia ses contemporains par la sincérité de son discours et plus encore par l’authenticité de son existence.

Si dans Viens, sois Ma Lumière, elle nous apparaissait plutôt comme un exemple et un modèle, ici son rôle est principalement celui d’un pédagogue et d’un guide. Par ses conseils pratiques et opportuns, Mère Teresa nous met sur le chemin d’une union plus intime avec Dieu et d’un plus grand amour pour nos frères et soeurs. Des paroles de sagesse pour rendre notre monde un peu plus accueillant, plus attentif à chacun.

Quand l’amour est là, Dieu est là : Pour cheminer vers une union plus intime avec Dieu et un plus grand amour des autres
Editions DDB Parole et Silence
Collection L’aventure spirituelle
Mère Teresa de Calcutta
Préface : Brian Kolodiejchuk
Traduit de l’anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet
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Une mariée en cavale : sortie le 6 juillet

Georgeanne Howard, une “Belle du Sud” complexée par l’échec scolaire et que l’on a éduquée pour être la parfaite épouse et maîtresse de maison s’apprête à se marier avec Virgil Duffy, le richissime (et très vieux) propriétaire de l’équipe de hockey de Seattle. A quelques minutes de la cérémonie, prise de panique, elle s’enfuit avec John, qui s’avère être un des hockeyeurs de son mari. Ils vont passer ensemble une nuit qui changera leur vie à jamais…

Je ne vais pas tout raconter, vous vous doutez qu’il y aura moult péripéties et obstacles à leur amour…

Un roman typiquement américain, parfait pour la plage, léger, avec des personnages attachants.

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Expo Kubrick à la cinémathèque

J’ai redécouvert Kubrick en traduisant des textes du catalogue de cette exposition, à découvrir sur le site de la cinémathèque et qui aura lieu du 23 mars 2011 au 31 juillet 2011.

Accompagnée d’une rétrospective intégrale, cette exposition crée par le Deutsches Filmmuseum de Francfort en 2004 s’appuie sur les archives personnelles du cinéaste.

 

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Clive Cussler, un maître du techno-thriller

Si vous aimez Tom Clancy, vous avez probablement entendu parler de Clive Cussler, l’un de ses disciples, et père du héros récurrent Dirk Pitt, qui sauve le monde de l’apocalypse à chaque roman, avec nonchalance, humour et patriotisme. Américanophobes, s’abstenir !

Mini-biographie :
Clive Cussler est l’auteur de nombreux romans dont, chez Grasset, Sahara, L’or des Incas, Dragon, Atlantide, Walhalla et dernièrement Glace de feu, avec Paul Kemprecos. Découvreur de nombreuses épaves, il est membre de la Société géographique royale de Londres, du Club des explorateurs de New York et préside l’Agence nationale maritime et sous-marine (NUMA).

J’ai traduit quatre romans de ce prolifique auteur :

Dans la série Dirk Pitt :

Le trésor du Khan

Tout commence en Russie, sur le lac Baïkal, lorsqu’un pétrolier évite de justesse d’être englouti par une vague monstrueuse. Catastrophe naturelle ? Rien n’est moins sûr – d’autant que l’équipage est bientôt kidnappé, et que le navire sur lequel se trouve Dirk Pitt manque à son tour d’être coulé. L’enquête nous conduit en Mongolie, où un mystérieux magnat du pétrole est prêt à tout pour rétablir la gloire de son aïeul, un conquérant dont l’empire dépassait en son temps celui d’Alexandre le Grand. Au cœur de ses grandioses et sinistres desseins : un secret jalousement gardé depuis la nuit des temps, et qui pourrait bien changer la face du monde. Des lacs gelés de la Sibérie aux déserts brûlants du nord de la Chine, Dirk Pitt découvre une série d’indices qui le mèneront sur les traces d’un trésor fantastique. Mais pour l’atteindre, il devra faire face à bien des périls et arrêter le descendant de Gengis Khan, avant qu’il ne soit trop tard. Porté par un rythme haletant et une imagination extraordinaire, Le Trésor du Khan prouve une fois de plus qu’en matière de romans d’aventures, nul ne peut surpasser Clive Cussler.

Dans la série Oregon Files

Bouddha

La statue en or du Bouddha, volée au Dalaï-Lama pendant un voyage, est vendue lors d’enchères clandestines à Genève. Deux marchands d’art s’affrontent à cette occasion, le Britannique Spenser, qui représente un milliardaire asiatique, Stanley Ho, et l’Américain Talbot, qui représente un milliardaire de la Silicon Valley. Spenser remporte la statue pour deux cents millions de dollars… Il fait exécuter une réplique pour son client, et cache le vrai Bouddha dans un temple à Macao, afin de le revendre au milliardaire américain client de Talbot. Il y a maintenant deux statues, une vraie, qui contient un tiroir secret où sont cachés des documents donnant la localisation de très importants gisements de pétrole au Tibet, et une fausse, détenue par le milliardaire asiatique. La Corporation est une équipe de mercenaires, tous experts, et entraînés pour des missions de terrain sous l’autorité de Juan Cabrillo. Elle s’offre le luxe de n’accepter que les missions qui lui semblent acceptable idéologiquement et se cache avec un équipement technologique de très haut niveau dans un cargo d’apparence délabrée, l’Oregon. La Corporation a cette fois-ci pour mission de restituer le Bouddha au Dalaï-Lama et d’aider les Tibétains a gagner leur indépendance…

et Pierre Sacrée

Protéger l’émir du Qatar pendant le Sommet pour la Paix des pays arabes à Reykjavik : la mission s’annonce plutôt tranquille pour les agents secrets de la Corporation. Mais l’interception d’un message annonçant la découverte d’une météorite aux propriétés dangereuses donne une tout autre tournure aux événements. Cette mystérieuse pierre noire attise autant les convoitises des terroristes islamistes que celles d’un puissant industriel américain. Des Etats-Unis à l’Arabie Saoudite, en passant par Londres, l’Ecosse, Israël et le Groenland, pour sauver des millions de vies et empêcher la destruction de deux villes symboles, les hommes de la Corporation vont devoir affronter le spectre du terrorisme sous toutes ses formes, des plus terrifiantes aux plus inattendues…

Dans la série NUMA Files, dont le héros est Kurt Austin (pour qui j’ai un petit faible) parce qu’il se prend moins au sérieux que Dirk Pitt.

A la recherche de la Cité Perdue

Présentation de l’éditeur

Kurt Austin, chef des opérations spéciales de la NUMA, en mission de routine dans un glacier alpin, retrouve l’épave d’un avion de la Première Guerre mondiale et un casque couvert d’inscriptions mystérieuses… Bientôt, les événements énigmatiques et inquiétants se succèdent. En Grèce, le scientifique Angus MacLean est kidnappé alors qu’il cherchait à s’enfuir après la mort suspecte de tous les chercheurs de son équipe. Sur les îles Orcades, au large de l’Ecosse, des concurrents d’un jeu télévisé sont victimes de créatures mutantes. Dans les profondeurs de l’océan Arctique, les ingénieurs et biologistes marins Paul et Gamay Trout découvrent une nouvelle algue qui pourrait décupler l’espérance de vie de l’humanité… ou assécher les océans du monde entier. L’équipe de la NUMA est, plus que jamais, entraînée dans une aventure palpitante aux enjeux décisifs pour notre planète.


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Assises de la Traduction Littéraire en Arles

Me voilà partie pour des Assises qui s’annoncent passionnantes cette année encore. Le thème, Traduire la  correspondance, avec comme invitée d’honneur (forcément cette année), la Russie.

5-6-7 novembre 2010
Traduire la correspondance

VENDREDI 5 NOVEMBRE
15h
(Chapelle du Méjan)
Ouverture des Assises
Hervé Schiavetti, maire d’Arles
Michel Vauzelle, président du conseil régional PACA,
Hélène Henry, présidente d’ATLAS

15h30
Conférence inaugurale :
Je est-il moi ou un autre ?
par Marina Yaguello

16h30
Traduire l’épistolaire
Table ronde animée par Christine Raguet
avec, Elena Balzamo (Strindberg), Anne Coldefy-Faucard (Dostoievski),
Bernard Lortholary (Mozart), Françoise du Sorbier (Lady Montaigu)

18h
Lettres et le divan : inauguration

18h30
Rencontre au Collège avec les jeunes traducteurs
animée par Jörn Cambreleng et Cécile Déniard

20h30
DÎNER DES TRADUCTEURS (sur invitation)

SAMEDI 6 NOVEMBRE

9h 30-11 h
Deux Suds
Croissants littéraires (lectures bilingues)

9h30- 11h
CITL
Rencontre Russie : deux écrivains avec leur traducteur
Iouri Bouida avec Sophie Benech, Vladimir Sorokine avec Anne Coldefy-Faucard

10h30-12h30
(Espace Van Gogh)
Ateliers de traduction
Allemand : Stéphane Michaud
Anglais : Claude Demanuelli
Chinois : Sylvie Gentil
Russe : Nadine Dubourvieux

15h-16H
(Méjan)
Conférence par Vera Miltchina
Épistoliers russes en langue française

14H-16H30
Parcours-lecture dans Arles

16h30
Traduire Les Liaisons dangereuses
Table ronde animée par Laure Depretto
avec
Cinzia Bigliosi (italien), Helen Constantine (anglais GB),
Wolfgang Tschöke (allemand)

18h30
Proclamation des prix
Remise des prix du concours ATLAS junior
Prix Amédée Pichot de la ville d’Arles
Prix Halpérine-Kaminsky (SGDL)
Prix de traduction poétique Nelly-Sachs (s.r.)

20h30-21h30
Pasternak, Lettres à Evguénia,
Lecture par Didier Bezace
traduction Sophie Benech, conception Hélène Henry et Didier Bezace

DIMANCHE 7 NOVEMBRE

9h-10h30
(Espace Van Gogh)
Ateliers de traduction

Anglais, littérature jeunesse : Laurence Kiéfé
Espagnol : André Gabastou
Italien : Chantal Moiroud
Atelier d’écriture : François Beaune
11h

(Chapelle du Méjan)
Table ronde ATLF :
Formations à la traduction littéraire: où allons-nous ?

animée par Olivier Mannoni
avec la participation de
Véronique Béghain, Jacqueline Carnaud, Anne Damour,
Sandrine Detienne, Valérie Julia

14h30
(Chapelle du Méjan)
Clôture
Carte Blanche à Frédéric Jacques Temple

Le site d’Atlas

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Chick-lit’

Saviez-vous qu’en France, il se vend un Harlequin toutes les trois secondes ? Plus de 800 titres publiés en 2007 par exemple et plus de 10 millions d’ouvrages vendus !

La traduction de ce type d’ouvrage nécessite un travail d’adaptation et de réécriture qui me plaisent beaucoup. Resserrer le style, être plus économe que la v.o (canadienne, australienne ou américaine le plus souvent), éviter les répétitions et les lourdeurs, c’est un vrai travail sur la langue, certes dans un cadre très formaté, mais que je trouve intéressant.

Quelques titres que j’ai traduits :  Un célibataire irrésistible, Un si séduisant patron, Un père pour son bébé, L’espoir secret de Kyle, le meilleur des pères, Un bébé au ranch, (Oui, il y a une collection “Famille tendresse” !) et La fiancée des sables.

Et comme il n’y a pas que Harlequin dans la littérature sentimentale, je travaille aussi pour J’ai Lu, qui vient de relancer sa collection “romance d’aujourd’hui”.

Je termine actuellement mon deuxième Rachel Gibson, une histoire d’amour pétillante sur fond de hockey, qui s’intitule Simply irresistible. Il s’agit de son premier roman, mais le premier qui sera publié en France est Not another bad date (titre français pas encore arrêté, pas si facile de trouver un équivalent, avec ce mot “date” qui est un casse-tête pour tous les traducteurs), et qui sortira en janvier.

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Mère Teresa, Viens, sois ma lumière

Un merveilleux souvenir de traduction, une très belle expérience, intense, parfois austère, qui m’a énormément appris.

Présentation de l’éditeur :Au cours de sa vie entièrement dédiée aux plus pauvres d’entre les pauvres, mère Teresa est devenue une icône de la compassion aux yeux de gens de toute religion ; son dévouement extraordinaire auprès des malades, des mourants et de milliers d’autres laissés-pour-compte a été reconnu et acclamé dans le monde entier. On connaît moins les sommets de sa spiritualité et ses combats intérieurs. Ce recueil d’écrits et de pensées, pour la plupart inédits, apporte un nouvel éclairage sur sa vie intime. Rassemblées et présentées par le père Brian Kolodiejchuk, qui a côtoyé mère Teresa pendant vingt ans, ces lettres furent adressées à ses différents directeurs de conscience au fil de plusieurs décennies.

Voici le journal de bord que j’ai rédigé pour la revue Translittérature à l’occasion de cette traduction :

30 août 2007

Je suis plongée dans un polar dont la date de remise est encore lointaine, pour lequel je me débats avec de vieux hélicoptères russes et des sous-marins ultra-perfectionnés lorsque Cécile Deniard me téléphone pour me proposer de travailler avec elle à la traduction de lettres inédites de Mère Teresa. Rien à voir avec ce que je fais d’habitude ; justement, ça m’intéresse d’autant plus.

Je suis ravie de changer d’univers et de tenter l’expérience de la traduction à deux.  Et, cerise sur le gâteau, je vais enfin voir une lueur dans le regard de mon interlocuteur lorsqu’on me posera la question fatidique : « Et tu traduis des auteurs connus ? »

Je fais un essai pour rassurer l’éditeur qui ne voit guère le rapport entre les sous-marins ultra-perfectionnés et mère Teresa.

Au travail. Habituée à la fiction, je suis tentée dans un premier temps de ne pas traduire les notes dans le cadre de l’essai (pour lequel je dispose d’un délai serré), considérant cela comme un simple détail technique qui ne présente aucune difficulté. Erreur : je vais découvrir les joies des diverses conventions typographiques spécifiques aux notes. C’est l’occasion d’acheter le Mémento typographique de Gouriou, recommandé par Cécile. Je vais apprendre au long de cette traduction la rigueur nécessaire à la traduction de la non-fiction, sans parler des subtilités de mise en page pour l’appareil de notes.

3 septembre 2007

Ouf, l’éditeur est très satisfait par mon essai. Toutes ces heures de catéchisme n’ont pas été vaines…

5 septembre 2007

Dixième anniversaire de la mort de mère Teresa. Come, be my light sort aux Etats-Unis et les lettres sont largement commentées dans la presse et à la radio en France. Je suis justement à Paris et je peux aller chercher le livre et me présenter à l’éditeur. J’ai l’impression de vraiment participer à un projet important

Nous allons donc nous partager le texte en deux : Cécile va prendre en charge la première moitié et moi la seconde. Nous allons beaucoup échanger puisque non seulement certaines expressions reviennent tout au long du livre mais en plus certaines lettres sont citées dans les deux parties et il faut avoir l’œil pour tout unifier.

Octobre 2007

Nous essayons de nous mettre d’accord sur un certain nombre de choses dès le départ. Evidemment, au cours du travail, beaucoup vont changer, pour diverses raisons. Nous avons décidé que mère Teresa tutoyait Jésus et Dieu, sans doute à cause de la très grande intimité des lettres et prières qui leur sont adressées. Finalement, nous nous rendrons compte tout à la fin du travail, que c’est un anachronisme.

Nous souhaitons utiliser pour les citations bibliques la bible liturgique, celle utilisée pour les lectures lors de la messe et que les catholiques pratiquants ont dans l’oreille. Mais l’éditeur souhaitera plutôt le sérieux de la Bible de Jérusalem.

La ponctuation : mère Teresa fait beaucoup usage des tirets qui remplacent presque tous les signes de ponctuation. L’introduction en anglais le mentionne, c’est donc quelque chose que nous allons garder, à de rares exceptions près. Dans son désir d’aller vite, elle utilise aussi beaucoup l’esperluette, que j’aimerais conserver. Les sœurs du Centre Mère Teresa décideront que ce n’est pas nécessaire. Tant pis, on ne peut pas se battre sur tout, même si j’aimais bien le petit côté manuscrit médiéval de ce &.

Octobre 2007

Je rencontre un problème de traduction dû à une référence biblique.

Mère Teresa fait référence au psaume 69, verset 21 : “I looked for one that would grieve together with me, but there was none: and for one that would comfort me, and I found none.”, qu’elle entend comme une plainte de Jésus. Littéralement : « J’ai cherché quelqu’un qui pleure avec moi, mais il n’y avait personne : et quelqu’un pour me consoler, mais je n’ai trouvé personne ». Elle prend donc cette résolution “Be the one”, être celle qui viendra en aide à Jésus alors que tous l’ont déserté.

Cette expression est répétée plusieurs fois, c’est presque une devise pour mère Teresa qui l’inscrit au dos d’images pieuses et encourage ses sœurs à faire de même.

Or, la traduction de la Bible de Jérusalem est celle-ci :

« J’espérais du secours, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvé. »

Il nous semble difficile de nous appuyer là-dessus. Si on dit « être celle » en sous-entendant celle qui apporte le soutien, ça ne fait référence à rien, il n’y a pas d’écho avec le psaume et en plus le féminin est gênant. On a déjà perdu l’ambiguïté du « Be » puisque le français doit choisir entre impératif et infinitif (être celle-là/soyez celle-là)

C’est dans la bible en français courant que Cécile trouve la solution : « Je cherche quelqu’un qui me console, mais je ne trouve personne ». Nous pourrons donc traduire « Be the one » par « être ce quelqu’un ». Nous utiliserons cette traduction avec une note.

22 octobre

Passage à Paris. Petite réunion avec Cécile

Quel plaisir de discuter du texte avec quelqu’un qui le connait aussi bien que vous, qui est confronté aux mêmes difficultés, mais qui n’a pas exactement le même regard.

Novembre 2007

Ce qui est particulier avec ce texte, c’est que ce sont les paroles d’une personne dont le message est important pour un grand nombre de gens et dont on connait déjà beaucoup de réflexions et de prières. Par exemple, ce qu’elle appelait l’évangile des cinq doigts fait référence à la parole de Jésus : « You did it to me », et qui est au cœur de sa spiritualité. On ne peut pas traduire autrement que par « C’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu, 25,40 : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »). Or, cette citation fait perdre complètement le rythme des cinq monosyllabes et l’idée des cinq doigts de la main. Mais on ne peut pas adapter la référence qui est très connue des disciples de mère Teresa, comme on pourrait le faire dans une œuvre de fiction, encore moins la gommer purement et simplement. La seule solution est de conserver l’anglais, avec la traduction française entre parenthèses.

27 novembre

Nous avons un texte « à peu près propre » à envoyer à Mgr di Falco qui écrit la préface. J’ai encore les appendices à terminer.

Je pense à mère Teresa presque en permanence, son angoisse et le vide spirituel qu’elle ressent finissent par me peser à moi aussi, je suis plus impliquée dans cette traduction que dans mes romans précédents. C’est un peu la même chose que lorsque je lis un bon livre et que mon humeur reflète l’atmosphère de l’histoire.

Début décembre :

Nous échangeons nos textes, avec moult suggestions, corrections et discussions.

je m’occupe de l’index, ce que je n’ai jamais fait auparavant. Impossible de demander conseil à notre webmastrice préférée, Evelyne Châtelain, car je suis sur 0ffice 2007 et tout a changé depuis Word 2003. Je finis par y arriver, j’ai juste perdu quelques cheveux.

Vient alors une phase à la fois passionnante et éprouvante : les relectures minutieuses des religieuses du Centre Mère Teresa qui ont énormément travaillé sur le livre et ont un droit de regard sur la traduction. Elles nous ont déjà fait de nombreuses remarques et corrections très précises sur deux chapitres que Cécile leur a envoyés. Nous avons donc essayé de nous en inspirer pour notre travail.

Heureusement, cela va toujours dans le même sens : une extrême fidélité au texte original. Nous débattons longuement autour des majuscules à père, mère, missionnaire de la charité.

C’est un travail de fourmi, mais il est essentiel pour nous de pouvoir argumenter et justifier nos choix. C’est parfois une vraie bataille, quand il nous semble que le souci de fidélité des sœurs va jusqu’au calque et que cela nuit au texte. Certaines corrections m’ennuient parce que je les perçois comme un aplatissement du texte, mais je dois reconnaître que certaines de mes trouvailles dont j’étais si fière étaient peut-être des surtraductions. C’est le moment d’adopter une humilité toute évangélique. Contrairement au cas fréquent où le traducteur connaît mieux le texte que le relecteur (et parfois même mieux que l’auteur), nous travaillons avec des relectrices qui connaissent le livre presque par cœur, avec toutes ses références et ses échos. C’est intimidant et enrichissant à la fois. Le texte va faire d’innombrables allers-retours entre Paris, Antibes (chez moi), et le Mexique où se trouve le Centre Mère Teresa.

1er janvier 2008.

Après des fêtes plus studieuses que prévu, et un dernier travail avec Cécile sur l’harmonisation des citations dans le texte, je rentre chez moi et découvre de nouvelles corrections à intégrer au texte dont certaines me chagrinent et je n’ai pas envie de déranger Cécile qui est enfin en vacances après un boulot acharné. J’intègrerai celles avec lesquelles je suis d’accord, j’en laisserai quelques-unes en suspens pour les épreuves.

2 janvier

En guise de vœux, j’envoie le texte « dans une version que nous espérons quasi-définitive » à l’éditeur.

Vivement la publication, qu’on ne puisse plus rien changer !

13 janvier 2008

Déjà les épreuves : on a peine à croire à ces coquilles que l’on trouve encore après ces multiples relectures. Evidemment, les corrections de dernière minute et le passage du texte de main en main a fabriqué quelques erreurs, mais ouf, rien de grave.

Mars 2008

Le livre sort au moment du Salon du Livre mais je ne le trouve pas sur le stand de l’éditeur. Que se passe-t-il ? C’est un de ces bouleversements quotidiens du monde de l’édition. Desclée de Brouwer, éditeur religieux, a racheté Lethielleux, et là-bas, effectivement, le livre figure en bonne place.  Et qui est là sur le stand, venue admirer « notre » œuvre ? Cécile bien sûr !

J’ai le plaisir de rencontrer le père Brian, venu pour la « promo » du livre et d’assister (en régie – très instructif) à l’excellente prestation de Cécile qui joue les interprètes sur le plateau de la chaîne KTO dans le cadre d’une longue émission. Pour le coup, le traducteur est bien visible, tellement que le journaliste termine par une question directement adressée à Cécile sur notre travail. Moment gratifiant.

Plus tard

« Et alors, ton livre sur mère Teresa, tu l’as fini ? » demandent mes amis, habitués à mes gros pavés qui me prennent six mois ou plus de travail pour sortir un an plus tard. OUI ! Enfin, ça y est, après tout ce stress, c’est bouclé, le livre est déjà sorti et finalement tout s’est déroulé en à peine plus de six mois. Un vrai miracle, mais je ne sais pas si ça compte pour la canonisation.

Finalement, malgré un peu de stress pour moi qui aime prendre mon temps, j’ai énormément appris sur la traduction d’un texte de « non-fiction ».

Quant au fait de traduire à quatre mains, j’ai seulement regretté que le délai, les 900 km entre nous et la longue panne d’internet nous aient empêché d’échanger davantage sur des points de traduction pure. J’ai aimé comparer nos interprétations sur telle ou telle phrase, réagir aux trouvailles de Cécile et lui proposer les miennes. Bref, une expérience passionnante que je suis volontaire pour renouveler. Tiens, si on écrivait un journa

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La reine des délices

Un roman à lire en attendant Noël, pelotonnée sous une couverture en buvant un thé et dégustant des petits gâteaux…

La Reine des Délices, second roman de Sarah Addison Allen

Une jeune femme sous la coupe d’une mère tyrannique, une amie qui tombe du ciel, un amoureux transi et quelques gourmandises…
Un roman délicat, émouvant, plein de fantaisie, où les événements les plus inattendus peuvent arriver… Depuis la mort de son père, la jeune Josey, vingt-sept ans, vit seule avec sa mère, dont elle supporte stoïquement tous les caprices. Très renfermée, extrêmement docile, elle trouve son seul réconfort dans les sucreries qu’elle dévore en secret dans son placard. D’où sa surprise, un beau jour, quand elle y découvre une étrange intruse, Della Lee, qui a fui un fiancé violent et compte bien rester à l’abri de la penderie de Josey.
La cohabitation s’annonce délicate, car Della Lee, bien décidée à prendre en main Josey, la harcèle de questions : n’a-t-elle pas remarqué ce séduisant postier ? Ou Chloe, cette jeune serveuse déprimée, qui ferait une amie idéale ? Et, au fait, sait-elle qu’elle a une demi-soeur qui ne demande qu’à faire sa connaissance ? De secrets en découvertes, d’amitiés en coups de coeur, de déceptions en révoltes, Josey va s’aventurer hors de son univers trop protégé et peut-être, enfin, oser s’ouvrir à la vie…

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Le dernier échantillon

Mon point de vue : Un “thriller médical” écrit par un médecin américain désireux de sensibiliser le public, à travers la fiction, à la question du don d’organe. L’intrigue est rythmée, bien ficelée, les personnages attachants, bref, très agréable à lire.

La quatrième :

Nathalie Reyes, ancienne athlète et brillante étudiante en médecine, est kidnappée dès son arrivée à l’aéroport de Rio de Janeiro, puis laissée pour morte dans une sordide ruelle des favelas. A des milliers de kilomètres de là, le savant Joe Anson travaille sur un mystérieux sérum qui pourrait sauver des millions de vies humaines. Il ne lui manque que peu de temps pour faire aboutir ses recherches, qu’en génie paranoïaque, il a jusqu’à présent tenues secrètes. A Chicago, le détective privé Ben Callahan, homme à la dérive spécialisé malgré lui dans l’adultère, est chargé de découvrir l’identité d’un inconnu retrouvé mort, le corps couvert de marques singulières… De Boston à Rio, des hautes terres camerounaises à la forêt équatoriale, ces trois personnages, que tout semble séparer, vont se retrouver au cœur d’un complot médical terrifiant.

Lire la critique de Marie Javet sur le blog Parlons Bouquins

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Amours et autres enchantements

Une des traductions que j’ai eu le plus de plaisir à faire. Un roman léger et envoûtant, des personnages attachants.

Amours & autres enchantements, de Sarah Addison Allen

Dans une petite ville de Caroline du Nord, de nos jours.

À Bascom, Claire Waverley est une célébrité. Dans sa grande maison, à l’ombre d’un vieux pommier capricieux, elle concocte des plats aux pouvoirs étonnants : vin de géranium pour retrouver un amour passé, cake aux pétales de rose pour aviver la flamme du désir, tarte à la fleur de ciboulette pour vous assurer le dernier mot en cas de dispute…
Mais depuis la mort de sa mère, celle de sa grand-mère et le départ précipité de sa soeur Sydney, Claire a décidé de ne plus s’attacher aux autres et de mener une vie la plus solitaire possible.
Aussi n’est-elle pas enchantée à l’idée de voir revenir Sydney, accompagnée de Bay, sa fille de cinq ans. Mais face à la détresse de la jeune femme, poursuivie par un mari violent, et à l’innocence meurtrie de la fillette, Claire va devoir accepter d’ouvrir son coeur…

Et c’est ensemble que les deux soeurs vont affronter les jalousies des anciennes amies, les menaces d’un ex-compagnon et surtout les secrets de leur enfance pour trouver enfin la paix… et, qui sait ? l’homme de leur vie.

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